

dentelle le long des côtes
blanche entre les veines
les cheveux sentent le vent Lire la suite


dentelle le long des côtes
blanche entre les veines
les cheveux sentent le vent Lire la suite
Vendredi. Cours achevés, aller chercher C., aller ensemble acheter un cadeau pour N. qui aura 9 ans demain. Elle veut des chaussures qui s’allument. Moi, aucune idée. Ma fille : je crois que j’ai vu un magasin qui les avait en vitrine, maman. On y va. On trouve. Des baskets à semelle lumineuse. Lire la suite

Situation 1 : Magasin d’outils de jardin : un homme demande quelque chose à une vendeuse, la vendeuse répond à sa femme.
Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien, éternelle question. Pourquoi fait-on quelque chose plutôt que rien ?
Vu en avant-première le documentaire Streik, d’A. Bausch, cent ans de syndicalisme au Luxembourg, édifiant, participé à une lecture intitulée Speed-read, au beau milieu de la Belle Etoile, organisée par le critique littéraire J.Jaminet, expérience étrange et intéressante , formidables les jeunes auteurs en face de nous les « vieux », quatorze ans, quinze et dix-neuf ans et déjà une belle assurance linguistique.

der Vater war Arzt, da ist genetisch schon viel Intelligenz hineingeflossen
wenn du ein Ei wärst, welches Ei wärst du dann ?

Elle contenait bien deux ou trois montagnes. A l’intérieur d’elle, ça escaladait sans repos. Les cimes étaient roses, c’était l’effet de lunettes peu avares de bon goût. Elle était grande avec toutes ces montagnes à l’intérieur qui prenaient tellement de place, alors elle mettait des chaussures plates, pour ne pas effrayer les prétendants. Lire la suite
Mercredi, théâtre, la pièce, du divertissement de niveau convenable, dirais-je, le couple, la rencontre amoureuse, les multivers, une scène rejouée plusieurs fois, avec quelques variations, rien de renversant, du grand public, ce qui explique la salle bien remplie, mais ce genre de dispositif permet aux acteurs de briller Lire la suite

mots nuages enrobés de pensées
serpents de lettres à travers l’espace
Il y a cette discussion d’hier soir avec ma fille qui ne veut pas me sortir de la tête. Elle tourne autour du pot, me dit qu’elle ne devrait pas me le raconter, mais je sens qu’elle a besoin de me le dire, qu’elle n’arrive pas à le ranger, que ça la travaille.

le début d’un début en train de débuter la lecture d’une femme seule dans un hôtel clientes bigarrées discussions souterraines une lumière et un petit garçon mort en lecture parallèle un jardinier proposant un jardin un humoriste proposant de l’humour des taupes endormies des Américains proposant des séries des banques proposant des montages financiers Lire la suite
Séjour à Prague. Bribes. Dans l’avion, le voisin à qui tu demandes une information, que tu crois Tchèque (parce que tu l’as entendu converser avec l’hôtesse en anglais) qui te répond donc en anglais, avec qui tu continues à converser en anglais, jusqu’au : et vous venez d’où alors si vous n’êtes pas Tchèque? De Rome. Lire la suite
(Budapest, 9 novembre 1929-31 mars 2016)
Imre Kertész, Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas (1990)
« …dans ma nuit sombre et profonde, je vois plus que je n’entends cette conversation mondaine, je vois autour de moi les visages mélancoliques comme autant de masques de théâtre avec leurs rôles particuliers, le pleureur et le rieur, le loup et l’agneau, le singe, l’ours, le crocodile, Lire la suite