
nid ou montgolfière
sous un soleil froid
la ruse du vent
emporte les vrombissements

nid ou montgolfière
sous un soleil froid
la ruse du vent
emporte les vrombissements

le rideau de pluie pleure silencieux le vert s’aggrave le long des prés s’assombrit pour faire le deuil de l’été qui est venu se répandre encore un peu sur nos têtes des sentiments qui ne se cabrent jamais ne faut pas vivre la vie des bêtes à la limite celle des oiseaux faudrait que la vie en moi cesse que la joie m’illumine que je rayonne comme un soleil de l’intérieur que tout soit léger le poids d’une plume dansante le vent reste silencieux ce matin la pluie tombe droite il est des douceurs comme des malheurs en berne et puis se hissent à nouveau pour avancer contre vents et marrées nous n’arriverons pas à bon port les ports n’existent pas ou sont des étapes intermédiaires entre soi et le monde Lire la suite

merci merci bien merci merci des bombes à respirer mais merci un sujet explosif ce soir nous allons à la rigueur associer la mine éplorée qui va avec mais attention aux couleurs je pense qu’à un certain moment faut hein passer à autre chose changer de voiture par exemple sans blague il y a des stratégies payantes même japonaises Lire la suite

les caravanes passent
poussent des accents
devant elles exodes
de peurs les éléphants
tremblent
Vient officiellement de paraître, Dekagonon, éditions Phi, recueil, 10 x 10 textes, 5 x 10 textes français, 5 x 10 deutsche Lyrikfetzen… avec des illustrations de Carlo Schmitz

Recension dans le Woxx :
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oui et non des matinées qui flanchent les bruits se balancent au bout de quelques cordes ça puissante dans les gargouillis des blocs de chair un ruminant n’y voit qu’agitation quand pulsation et colifichets en route pour la pomme de la sagesse l’espace joue à cache-cache avec le temps qui s’emboucle s’enserpente s’englue dans des heures grises de ciment Lire la suite

peau synthétique
les regards glissent
comme gouttes assoiffées
le corps libre de droits
épouse la lumière

On ira à Vegas
on hurlera au milieu du désert
juste le désert et nous
et ce cri en effraction
(Texte paru dans la revue Galerie, suite)
C’est tout ce qui me reste de mon passage à la maternelle. Avec une photo prise par la maîtresse, sur laquelle je ne reconnais que quelques enfants et qui ne suscite en moi aucune émotion. Cette photo de la réalité m’est étrangère, ce n’est pas moi, ce n’est pas nous, notre souffle n’y est pas, elle jure avec ma mémoire. Lire la suite

(Texte paru dans la revue culturelle Galerie)
Il y a quelque temps, j’ai eu à appeler à la rescousse les temps révolus, à m’accrocher à une de ces images d’antan, fleurant bon l’enfance et la confiance, manteau pour temps de grisaille qui m’a tendrement accueillie en son sein.
Et soudain, l’angoisse. Peut-être deux ou trois épisodes de mémoire défaillante, ou la conscience de l’éloignement progressif de cette époque, j’ai eu peur que ces images ne s’effacent irrévocablement. Lire la suite