Journal 28-29 mai

28 mai

Terminé provisoirement l’écriture d’une nouvelle.

Lu une nouvelle de Percival Everett où un type cherche un autre type qu’il n’a jamais vu et qui dit s’appeler Billy White Feather, à cause d’une note que ce dernier a clouée sur la porte arrière de sa maison.

Lire la suite

Publicités

Billet d’humeur, 22 mai

Unknown-1
David Park

les visages en commun défilent le long des transports les scrute avec intérêt c’est beau un visage qui attend chacun à sa façon vide ou un avec un soupçon de questions d’étonnement ou de soucis yeux ouverts sans regarder bouche entrouverte sans paroles suspendues aux lèvres faciès à l’état végétatif qui poussent dans les bus trams métros qui filent vers des endroits où les attend quelqu’un quelque chose ou rien qui se déplacent comme les hordes primitives colons dans leurs wagons vers l’Ouest expressions de la vie en suspens

 

Enfance, instantanés (2e partie)

(Texte paru dans la revue Galerie, suite)

C’est tout ce qui me reste de mon passage à la maternelle. Avec une photo prise par la maîtresse, sur laquelle je ne reconnais que quelques enfants et qui ne suscite en moi aucune émotion. Cette photo de la réalité m’est étrangère, ce n’est pas moi, ce n’est pas nous, notre souffle n’y est pas, elle jure avec ma mémoire. Lire la suite

Enfance, instantanés (1ère partie)

Numériser

(Texte paru dans la revue culturelle Galerie)

Il y a quelque temps, j’ai eu à appeler à la rescousse les temps révolus, à m’accrocher à une de ces images d’antan, fleurant bon l’enfance et la confiance, manteau pour temps de grisaille qui m’a tendrement accueillie en son sein.

Et soudain, l’angoisse. Peut-être deux ou trois épisodes de mémoire défaillante, ou la conscience de l’éloignement progressif de cette époque, j’ai eu peur que ces images ne s’effacent irrévocablement. Lire la suite