
Pendant que les uns dorment
d’autres tentent de se remettre
d’un chagrin d’amour

Les peintres ne se satisfont pas
De quelques passages sur terre
Quand l’œil intérieur devient aveugle
Picasso part au bout du monde
Dans les montagnes
À dos de cheval
Retrouver la pureté des paysages
Ce n’est qu’alors qu’il peut peindre
de mémoire
Le portrait de Gertrude Stein

Il y a, et puis non, presque d’abord, aux abords de la toile, des oppositions beurrées, fleurs hilarantes de la nuit, ou était-ce corbeau, qui crache des notes dans les coins sombres des lits à couverture de sable, feuilletées les crêpes d’en bas ne se tournent ni facilement ni docilement ni délivrance ou délation pour les papilles dégoûtées du charlatanisme pâtissier, il faudrait, dit-il, se manger les uns les autres pour se dire les choses de l’intérieur sans passer par la porte, il y a des antennes qui ne trompent pas, le monde est plein de ces grains qui gonflent, le sel n’y est pour rien, aux abords de la toile, il y a, et puis non, rien, il n’y a rien, qui bouge, rien.